Ordre des Experts Comptables De Tunisie





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La Reglementation - Règlementation de la profession - Réglement intérieur
Réglement intérieur

Arrêté du ministre de finances du 26 juillet 1991, portant approbation du règlement intérieur de l’ordre des experts comptables de Tunisie.

Le ministre de finances, 

Vu le code de commerce,

Vu la loi n° 88-108 du 18 août 1988, portant refonte de la législation relative à la profession d’expert comptable,

Vu le décret n°89-541 du 25 mai 1989, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’ordre des experts comptables de Tunisie et notamment son article 8,

Vu l’arrêté du 5 février 1985, portant approbation du règlement intérieur de l’ordre des experts comptables et des commissaires aux comptes de sociétés de Tunisie, 

Arrête : 

ARTICLE PREMIER : EST APPROUVÉ LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE L’ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES DE TUNISIE, ANNEXÉ AU PRÉSENT ARRÊTÉ. 

ARTICLE 2 : EST ABROGÉ LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR APPROUVÉ PAR L’ARRÊTÉ DU MINISTRE DE FINANCES DU 5 FÉVRIER 1985. 

Tunis, le 26 juillet 1991.

 Le Ministre de Finances MOHAMED GHANNOUCHI Vu Le Premier Minsitre HAMED KAROUI 

Arrêté du ministre des finances du 29 janvier 2010 portant approbation des modifications du règlement intérieur de l’ordre des experts comptables de Tunisie

 (JORT n° 010 du 02/02/2010, page 0287)

 Le ministre des finances,

Vu le  code  des sociétés commerciales,

Vu la loi n°88-108 du 18 août 1988, portant refonte de la législation relative à la profession d'expert comptable,

Vu le décret n°89-541 du 25 mai 1989, fixant les modalités d'organisation et de fonctionnement de l'Ordre des Experts Comptables de Tunisie,

Vu l'arrêté du ministre des finances du 26 juillet 1991, portant approbation du règlement intérieur de l’ordre des experts comptables de Tunisie

Arrête :

Article premier : Sont approuvées les modifications introduites au niveau du  règlement intérieur de l’ordre des experts comptables de Tunisie, annexées au présent arrêté.

Article 2 : Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.

Tunis, le 29 janvier 2010

 Le ministre des finances, Mohamed Ridha Chalghoum, Vu Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi


REGLEMENT INTERIEUR

 CHAPITRE I

DE L’ASSEMBLEE GENERALE 

Section 1 : Dispositions générales

Article Premier :

Tenue

Il est tenu une assemblée des membres de l’ordre au moins une fois par an dans les deux mois qui suivent la fin de l’année budgétaire qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre.

 Article 2

Convocation

 L’assemblée est convoquée par le président sur décision du conseil de l’ordre, par lettre recommandée avec accusé de réception, quarante cinq jours au moins avant la date fixée pour sa tenue.

Elle est également convoquée par le conseil à la suite d’une demande émanant du tiers des membres de l’ordre parvenu soixante jours au moins avant la date demandée pour sa tenue.

Elle peut être également convoquée par le conseil provisoire prévu à l’article 10 du décret n° 89-541, quinze jours au moins avant la date prévue pour sa tenue.

La lettre de convocation doit comporter :

  • l’ordre du jour arrêté par le conseil,
  • la date, l’heure et le lieu de la tenue de l’assemblée
  • Le texte des projets de résolutions proposées.

 Article 3

Feuille de présence

A l’entrée en séance, tous les membres présents doivent émarger la feuille de présence qui leur est soumise par le bureau de l’assemblée et sur laquelle sont inscrits, séparément, les membres de l’Ordre électeurs et éligibles.

L’émargement est subordonné :

  • A la présentation de la carte professionnelle de l’intéressé et de celui qu’il représente le cas échéant.
  • Au paiement de la cotisation.
  • Et, éventuellement, de la procuration donnée par celui qu’il représente. La feuille de présence dûment émargée par les membres présents ou leurs mandataires est certifiée exacte par le bureau de l’assemblée et annexée au procès-verbal de la séance.

 Article 4 (nouveau)

Représentation

 Un membre de l'Ordre peut se faire représenter par un autre membre de l'Ordre. Un  membre de l'Ordre ne peut représenter plus qu’un autre membre de l’Ordre.

La procuration n'est valable que si elle porte :

  • l'indication de la date de l'assemblée générale,
  • la signature du mandant,
  • le nom du mandataire.

Est  joint à chaque convocation un modèle de procuration.

La procuration n’ouvre pas droit au vote pour l’élection des membres du conseil de l’ordre, des membres des  conseils régionaux, des membres de la chambre de discipline et des membres de la commission de contrôle. Elle ne donne pas également droit au vote de la motion de censure prévue par les articles 56 et 57 du présent règlement intérieur.

 Article 5

Quorum

 L’assemblée doit réunir, pour siéger valablement :

  • Sur 1ère convocation au moins la moitié de ses membres inscrits au tableau et ayant acquitté leur cotisation professionnelle
  • Sur 2ème convocation au moins le quart des membres remplissant les conditions ci-dessus.

L’assemblée appelée à se réunir sur deuxième convocation doit se réunir dans le mois qui suit la date de la première assemblée.

  • Elle peut en outre délibérer sur le même ordre du jour dans les 15 jours qui suivent la date de la 2ème assemblée et ce quelque soit le nombre des membres présents ou représentés.

Le bureau de l’assemblée générale est celui du conseil de l’Ordre.

Le procès-verbal de chaque assemblée générale mentionne le nombre de personnes à jour de leur cotisation professionnelle et le quorum nécessaire pour sa tenue.

 Article 6

Vote des résolutions

 Les résolutions de l’assemblée générale sont adoptées à la majorité de l’ensemble des membres présents ou représentés.

Section 2 : élections des membres du Conseil de l’Ordre

Article 7

Date d’élection

 Le Conseil de l’Ordre est élu par l’assemblée générale tenue dans les deux mois qui suivent la date d’expiration du mandat du conseil précédent.

 Article 8 (nouveau)

Composition du conseil

 Le conseil comprend 12 membres.

 La majorité des sièges est réservée aux membres de l'Ordre titulaires du diplôme d'expert  comptable ou d’un diplôme jugé équivalent par la commission d’équivalence compétente relevant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique  et de la technologie et inscrits au tableau de l'ordre, en qualité de membres, depuis plus de 3ans. 

Il peut être composé exclusivement des personnes visées ci -dessus.

 Article 9 (nouveau)

Information

 Quatre vingt dix jours au moins avant la date fixée pour la tenue de l'assemblée générale au cours de laquelle doivent avoir lieu les élections, le conseil sortant devra en prévenir les membres de l’ordre par courrier ordinaire  et avis affiché au siège de l’Ordre ainsi que par une insertion faite dans deux quotidiens dont l’ un est  publié en langue arabe.

 Article 10 (nouveau)

Candidature en dehors des cas de vacances

 Les membres de l'Ordre, candidats à l'élection au conseil, doivent adresser leurs candidatures au siège de l'ordre par lettre recommandée avec accusé de réception, quarante cinq  jours au mois avant la date fixée pour les élections.

Les déclarations de candidature comportent, en caractères lisibles, les noms, prénoms et adresses des candidats ainsi que leurs signatures.

 Article 11 (nouveau)

Listes électorales

 Après avoir vérifié que les candidats remplissent les conditions  d'éligibilité, prévues à l'article 3 du décret n° 89?541 du 25 mai 1989, et que le nombre de candidats est suffisant pour constituer éventuellement la majorité requise au sein du conseil, conformément à l'article premier  du même décret, le conseil dresse la liste des candidats.

Cette liste est établie par ordre alphabétique et comporte les noms et prénoms des candidats avec indication, éventuellement, de leur qualité dans les sociétés inscrites à l'Ordre auxquelles ils appartiennent et ce à l'exclusion de toute autre indication et notamment de la mention membre sortant.

Cette liste est affichée au siège  de l’Ordre trente jours avant la date de l’assemblée.

 Article 12 (nouveau)

Convocation

 Trente  jours au moins avant la date fixée pour la tenue de 1'assemblée, le Président du conseil adresse à chaque électeur une convocation indiquant le lieu, la date et l'heure de l'assemblée générale, ainsi que la liste des membres de l'Ordre candidats à l'élection au conseil.

 Article 13

Dans le cas où un membre du bureau de l’assemblée est candidat à l’élection du conseil. Il est procédé à son remplacement et ce pour l’opération de vote le concernant.

 Article 14

Propagande

Il est interdit au conseil de faire une propagande quelconque en faveur d’un ou de plusieurs candidats ou de s’associer à une action publicitaire faite en faveur de la candidature de membres de l’Ordre.

 Article 15 (nouveau)

Déroulement de l’opération de vote

 Il est constitué un ou plusieurs bureaux de vote. Le  bureau de vote est composé de trois membres dont un président et deux membres, non candidats, élus par l’assemblée parmi les volontaires

En cas de constitution de plusieurs bureaux de vote, un des présidents sera désigné par l’assemblée en tant que président de tous les bureaux de vote.

Après vérification par le(s) bureau(x) de vote de la feuille de présence émargée par les membres présents, il est procédé à la distribution à chaque électeur :

1) d'une copie de la liste, prévue à l'article 11 ci-dessus, des candidats;

2) d'une enveloppe spéciale portant le cachet du bureau de vote.

 La liste des candidats sert de bulletin de vote, et par suite, l'électeur peut cocher les noms des candidats  qu’il choisit sous réserve des dispositions de l'article 17 ci-après.

 L'électeur peut choisir les candidats indifféremment parmi les membres de l'Ordre titulaires du diplôme d'expertise comptable ou non.

L'électeur place son bulletin de vote dans l'enveloppe spéciale remise par le bureau de vote.

A l'appel de son nom par le Président du bureau, chaque électeur doit, déposer dans l'urne l'enveloppe spéciale close sur laquelle aucune mention ne doit être portée.

Le conseil de l’Ordre peut également prévoir des procédures de vote par le recours au vote électronique à distance au moyen de logiciels informatiques sécurisés et préservant le caractère secret des élections.

Les procédures électroniques de vote et de dépouillement sont fixés par le conseil et notifiés aux professionnels.

 Article 16

Dépouillement des résultats du vote

Le dépouillement est public, il est assuré par le président et deux scrutateurs non-candidats choisis par voie de tirage au sort parmi les personnes présentes et volontaires à cet effet.

Article 17

Bulletins nuls

Les enveloppes vides ou comportant plus d’un bulletin ainsi que les bulletins comportant plus ou moins de noms qu’il n’y a de sièges à pouvoir, ou qui portent un signe de reconnaissance ou une mention à l’adresse des candidats ou des tiers sont nuls et sont annexés au procès-verbal. 

 Article 18

Proclamation des résultats de vote

Le résultat de vote, après contrôle du nombre de votants, du nombre des bulletins nuls ainsi que du nombre total des voix exprimées, est immédiatement proclamé par le président du bureau.

Sont proclamés au 1er tour de scrutin dans l’ordre déterminé par le nombre de voix qu’ils ont obtenu et dans la limite des sièges à pourvoir, les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrage.

Au cas où un ou plusieurs sièges restent à pourvoir alors qu’il y a égalité de voix entre les candidats, un deuxième tour de scrutin aura lieu dans le même assemblée.

Ce deuxième tour ne porte que sur les sièges restant à pourvoir et les bulletins de vote, établis séance tenante, par le bureau portent les noms des candidats à départager.

A égalité de voix au 2ème tour, il sera procédé à un tirage au sort.

Dans le cas où les conditions de majorité prévues à l’article 1er du décret n° 89-541 du 25 mai 1989 n’est pas atteinte il sera procédé de la manière suivante :

a)      Classer les candidats par ordre décroissant des voix obtenues.

b)     Retenir comme membre du conseil les candidats, non titulaires du diplôme d’Expert Comptable ou d’un diplôme jugé équivalant ainsi que les candidats titulaires dudit diplôme dont l’ancienneté en tant que membre inscrit au tableau de l’Ordre est inférieur ou égal à 3 ans, ayant obtenu le plus de suffrage et ce dans la limite du nombre de sièges dont peuvent disposer ces catégories de professionnels. Le reste des membres du conseil à retenir est constitué par les candidats titulaires du diplôme même d’Expert Comptable ou d’un diplôme jugé équivalent inscrits au tableau de l’Ordre à titre de membre depuis plus de 3 ans et ayant obtenu le plus grand nombre de voix.

 Article 19

Procès verbal

Le bureau établit et signe sur-le-champ le procès verbal du vote.

Le procès-verbal indique le nombre des candidats, celui des votants, les bulletins nuls, le total des voix exprimées, le nombre des voix obtenues par chaque candidat et les noms, prénoms et adresses des membres élus.

Le détail de déroulement des opérations de vote ainsi que les décisions et réclamations éventuelles doivent y être consignées. Les pièces justificatives de l’opération de vote doivent être annexées au procès-verbal. Ce dernier est consigné dans un registre dont les conditions de tenue sont celles à l’article 36 ci-après.

 CHAPITRE II

DU FONCTIONNEMENT DU CONSEIL DE L’ORDRE

Section 1 : Dispositions relatives au fonctionnement du conseil

Article 20

Répartition des fonctions au sein du conseil

Le conseil nouvellement élu doit se réunir dans les sept jours qui suivent la date de tenue de l’assemblée générale pour élire les candidats aux postes suivants :

  • un président, conformément aux dispositions de l’alinéa 2 de l’article 4 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989,
  • Des vice-présidents,
  • Un secrétaire général et, éventuellement, un ou plusieurs adjoints,
  • Un trésorier et, éventuellement, un ou plusieurs adjoints.

Le vote s’effectue poste par poste.

Tout candidat à une fonction quelconque au sein du conseil peut prendre part au vote relatif à cette même fonction.

Dans le cas où la majorité absolue n’est pas atteinte, il sera procédé à un deuxième tour.

Sont élus ceux qui obtiennent la majorité relative des suffrages exprimés.

A égalité de voix, il sera procédé au tirage au sort.

 Article 21 (nouveau)

Conseils régionaux

Il est créé quatre conseils régionaux ainsi répartis :

-          Tunis- Ben Arous

-          Nord (comprenant les Gouvernorats de l’Ariana, Manouba, Bizerte, Béja, Jendouba et le Kef)

-          Centre (comprenant les Gouvernorats de Sousse, Nabeul, Kairouan, Monastir, Mahdia, Kasserine, Zaghouan et Siliana)

-          Sud (comprenant les Gouvernorats de Sfax, Mednine, Gabes, Tataouine, Tozeur, Gafsa, Kebili et Sidi Bouzid)

Les présidents des conseils régionaux peuvent assister aux réunions du conseil de l’Ordre  avec un avis consultatif.

Les attributions et les modalités d’organisation et de fonctionnement des conseils régionaux sont fixés par le conseil.

 Article 22

Vacance

En cas de vacance d’un ou de plusieurs des postes visés à l’article 20 ci-dessus, le conseil pourvoit au remplacement des postes devenus vacants, et ce dans le respect des dispositions de l’article 4 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989. Cette élection est réalisée conformément aux dispositions de l’article 20 ci-dessus.

 Article 23

Changement du président du conseil

Le président est révocable par les ¾ des voix exprimées des membres du conseil. Toute cessation de fonction du président qu’elle qu’en soit la cause et intervenant au cours de son mandat, donne lieu à l’élection d’un nouveau président. Les modalités de remplacement du président sont celles prévues à l’article 20 et 22 du présent règlement intérieur.

 Article 24

Le bureau du conseil

Le conseil de l’ordre élit, parmi ses membres un bureau qui comprend 3 membres dont le président du conseil et le secrétaire général.

 Article 25

Attributions du bureau du conseil

Le bureau de conseil doit :

  • Préparer les réunions du conseil et notamment procéder à la collecte des éléments et informations nécessaires à la discussion et à la prise des décisions.
  • Proposer l’ordre du jour de ces réunions.
  • Assurer la coordination entre le conseil de l’ordre et les présidents des différentes commissions.
  • Suivre l’exécution des décisions du conseil autres que celles dont l’application est confiée à des commissions spécialisées.

  Article 26

Convocation du conseil

Le conseil est convoqué :

1)      par le président,

  • suivant périodicité décidée par le conseil sans préjudice des dispositions de l’article 6 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989,
  • A la demande de la moitié de ses membres dans les 15 jours de la réception de la demande présentée par ceux-ci,
  • A la demande de 1/3 des membres de l’ordre dans les 15 jours de la réception de la demande présentée par ceux-ci assortie d’un ordre du jour précis accompagné éventuellement de documents de travail,
  • A la demande du Ministre des Finances,
  • En cas d’urgence, sept jours au moins avant la réunion, par télégramme.

2)      Par le Ministre de Finances conformément aux dispositions de l’article 10 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989.

 Article 27

Ordre du jour

Le conseil ne peut délibérer que sur les questions inscrites à l’ordre du jour adressé à l’avance ou, exceptionnellement, sur celles qui, en raison de leur urgence, lui sont soumises en séance par un des membres présents.

 Article 28

Feuille de présence

Il est en tenu une feuille de présence, qui contient les noms et prénoms des membres du conseil. Cette feuille dûment émargée par les membres du conseil et certifiée exacte par le président et le secrétaire général, doit être jointe au procès-verbal de la séance.

 Article 29

Quorum

Le conseil doit réunir, pour siéger valablement, au moins la moitié de ses membres. A défaut de réunion dans les 45 jours, il peut siéger valablement sans condition de quorum à la même heure pour décider uniquement de la convocation de l’assemblée générale.

 Article 30

Déroulement des séances

Le président dirige les séances du conseil et veille à leur bon déroulement.

 Article 31

Suspension de séance

La séance peut être suspendue à la demande de la majorité des membres présents. La durée de la suspension ne peut dépasser les 7 jours qui suivent cette suspension.

 Article 32

Prise des décisions

Les décisions du conseil sont prises à la majorité des membres présents ou représentés. En cas de partage de voix, la voix du président est prépondérante ;

Article 33

Le vote

Le vote à main-levée est de règle. Il est constaté par le secrétaire de séance, son résultat est proclamé par le président. Toutefois le scrutin secret est de droit :

-          L’orsqu’il est demandé par l’un des membres du conseil.

-          A l’attribution des fonctions au sein du conseil.

 Article 34

Discipline au sein du conseil

Tout membre du conseil qui, malgré un rappel à l’ordre, s’est rendu coupable d’injures peut être exclu de la salle de séances, par décision du conseil prises par la moitié des membres du conseil présent ou représentés.

Toute transgression à cette règle doit être portée au P.V pour servir de preuve à tout intéressé.

En cas de récidive, le conseil peut, avec une majorité des ¾ des membres du conseil, introduire l’affaire devant la chambre de discipline et ce sans préjudice au droit de recours du préjudiciable.

Article 35

Tout membre du conseil qui, sans raison valable, refuse ou s’abstient de remplir les obligations à sa charge ou d’effectuer les travaux qui lui sont confiés par le conseil moyennant une fiche de travaux signée par l’intéressé peut être considéré comme démissionnaire de sa qualité de membre du conseil par décision de ce dernier prise à la majorité des ¾ des membres présents ou représentés du conseil sans préjudice de l’action disciplinaire dont il peut être éventuellement l’objet, pour le même motif, par application des dispositions contenues dans le code des devoirs professionnels.

Dans le cas où un membre du conseil qui, sans motif valable admis par le conseil, néglige d’assister à trois séances ordinaires consécutives, le conseil peut le considérer comme démissionnaire.

Cette décision, pour être valable, doit recueillir la majorité des ¾ des membres présents ou représentés du conseil.

 Article 36

Registre des procès-verbaux des réunions

Il est tenu un registre des procès-verbaux des séances du conseil côté et paraphé par le président de la chambre de discipline et le commissaire du gouvernement, il fait mention :

  • Des membres présents, qui émargent en face de leur nom, représentés,
  • De deux dont l’absence a été reconnue valable ainsi que les absents,
  • De la présence du commissaire du gouvernement,
  • Des délibérations et des résolutions conséquentes.

Les décisions votées à main-levée peuvent être assorties, à la demande des intéressés, des noms de ceux qui ont voté contre cette décision ainsi que de ceux qui se sont abstenus.

Chaque procès-verbal inscrit dans le registre est certifié exact par le président du conseil et- le secrétaire général.

 Article 37

Représentation

-         Un membre du conseil peut se faire représenter par un autre membre du conseil.

-         Un membre du conseil ne peut représenter qu’un seul membre du conseil.

-         Le mandat doit se faire par écrit et par séance.

-         Le mandataire émarge sur la feuille de présence en lieu et place du mandat.

 Article 38

Caractère des délibérations

Les débats du conseil ont un caractère strictement confidentiel.

Toutes les résolutions du conseil sont communiquées, au moins une fois par trimestre, à tous les membres de l’ordre.

 Article 39

Publicité au nom du conseil

Toutes annonces ou insertions faites au nom du conseil de l’ordre, par le président ou tout autre membre du conseil, le seront, sauf décisions contraires du conseil, sans citation des noms, à l’exception de la publication des listes des membres de l’ordre, du conseil ou des commissions. La chambre de discipline peut être saisie pour tout manquement à cette règle de publicité.

 Article 40

Attributions du président du conseil

Le président représente le conseil. Il met en œuvre la politique générale de l’ordre, ainsi que celle de toutes ses instances compétences, telle qu’elle a été définie par le conseil dont il assure la gestion courante.

A cet effet, il dispose des pouvoirs les plus étendus pour gérer, administrer l’ordre et notamment :

  • Représenter le conseil auprès des pouvoirs publics et tous les organismes tunisiens ou étrangers,
  • Présider les réunions du conseil de l’ordre,
  • Coordonner les travaux de commissions,
  • Ester en justice au nom de l’ordre avec autorisation expresse du conseil,
  • Représenter l’ordre dans les actes civils y compris  se porter partie civile chaque fois que l’intérêt de l’ordre l’exige,
  • Veiller à l’exécution des décisions du conseil.

Il peut déléguer tout ou partie des attributions ci-dessus énumérées, aux vice-présidents selon les modalités énoncées à l’article 41.

Toutefois la première attribution précitée peut être confiée par le président à un membre du conseil de son choix. Elle peut être également confiée par le président  à un nombre de l’ordre et ce après accord du conseil.

Le président est également compétent pour :

  • Assurer l’administration de l’ordre,
  • Recruter le personnel nécessaire au bon fonctionnement de l’ordre,
  • Recevoir les demandes d’inscription ainsi que toute demande ou réclamation adressée à l’ordre et leur donner la suite utile. Il instruit en particulier les dossiers qui doivent être soumis au conseil.
  • Le président délègue d’office au secrétaire général l’ensemble des quatre attributions ci-dessus énumérées, selon les modalités énoncées à l’article 42.

Le président est également compétent pour :

  • Etablir le budget de l’ordre et le soumettre à l’approbation du conseil,
  • Suivre la bonne exécution du budget,
  • Etablir les états financiers,
  • Procéder au règlement de toutes dépenses et au recouvrement de toutes recettes,
  • Ouvrir tout compte bancaire,
  • Etablir le rapport financier de fin de gestion,
  • Il délègue d’office l’ensemble de ces attributions au trésorier général, selon les modalités énoncées à l’article 43.

 Article 41

Attributions des vice-présidents

Les vice-présidents tiennent leurs attributions des délégations de pourvoir que le président leur donne par écrit d’une manière permanente ou ponctuelle selon le cas. Il peut les leur retirer et en informer le conseil.

Cette délégation est donnée par ordre de priorité au 1er vice-président puis au 2ème et ainsi de suite.

 Article 42

Attributions du secrétaire général

Le secrétaire général tient ses attributions de la délégation permanente que le président du conseil lui donne pour assurer l’administration de l’ordre. Il peut lui retirer après accord du conseil qui juge de l’opportunité de la décision.

Pour toutes ces tâches, il est assisté par deux secrétaires généraux adjoints. Toutefois, il détient seul la signature qu’il ne peut déléguer que par écrit aux seuls secrétaires généraux adjoints. Il la retire dans les mêmes formes.

Article 43

Attributions du trésorier général

Le secrétaire général tient ses attributions de la délégation permanente que le président du conseil lui donne pour gérer les finances de l’ordre.

Pour toutes ces tâches, il est assisté par le trésorier adjoint. Toutefois, il détient seul la signature qu’il ne peut déléguer que par écrit au seul trésorier adjoint. Il la retire dans les mêmes formes.

 Article 44

Intérim du président

En cas d’empêchement provisoire du président, celui-ci informe le conseil et demande par écrit au premier vice-président d’assurer son intérim.

En cas d’absence imprévue du président, constatée par le conseil lors d’une de ses réunions, la séance est automatiquement présidée par le premier vice-président.

En cas d’absence du président et du 1er vice-président, la séance est présidée par la 2ème vice-président en cas d’absence de ce dernier le conseil désigne parmi les membres présents un président de séance et examine ensuite l’opportunité de maintenir ou de reporter la réunion dans la limite des 7 jours prévus à l’article 31.

Article 45

Intérim du secrétaire général

En cas d’absence du secrétaire général, celui-ci informe dans les délais utiles le président qui se charge d’aviser le 1er secrétaire général adjoint. En cas d’absence du secrétaire général et de son 1er adjoint, le président avise le 2ème secrétaire général adjoint.


 Section 2 : Dispositions relatives à l’élection partielle

 du conseil de l’ordre

Article 46

Remplacement d’un ou de plusieurs membres du conseil

En cas de décès, démission ou cessation de fonctions d’un ou de plusieurs membres du conseil, six mois au moins avant l’achèvement du mandat triennal, il est pourvu à son ou à leur remplacement dans les trois mois qui suivent la vacance.

Le nouvel élu achève le mandat de son prédécesseur.

Le vote a lieu par correspondance, sauf vacance due à une démission collective impliquant nécessairement réunion d’une assemblée générale. Ce vote doit s’effectuer dans le respect des dispositions de l’article 1 alinéa 2 du décret n°89-541 du 25 mai 1989.

Le président du conseil de l’ordre, ou son intérimaire est chargé de l’organisation des élections, il doit en informer les électeurs par circulaire, quarante cinq jours au moins avant le vote.

Article 47

Publicité

La liste des membres de l’ordre candidats à l’élection partielle au conseil de l’ordre est affichée au siège de l’ordre 30 jours au moins avant la date fixée pour les élections. Dans les mêmes délais, le président du conseil de l’ordre adresse à chaque électeur :

a)      Un avis  indiquant :

  • Le nombre des membres à élire, chaque électeur étant appelé à voter pour autant de candidats qu’il y a de sièges à pourvoir,
  • La date extrême à laquelle les bulletins de vote doivent parvenir au conseil,
  • Le lieu et l’heure du dépouillement du scrutin.

b)     Une copie de la liste établie des candidats éligibles.

c)      Une enveloppe spéciale portant le cachet du conseil.

La liste des candidats éligibles sert de bulletin de vote, et par suite peut comporter des biffures.

 Article 48

Modalités de vote

L’électeur place son bulletin de vote dans l’enveloppe spéciale remise par le conseil.

Après avoir été close, l’enveloppe sur laquelle aucune mention ne doit être protée, est incluse dans une deuxième enveloppe comportant, à peine de nullité du vote, les noms, prénoms et signature de l’électeur, ainsi que la mention « Election partielle au conseil ».

L’enveloppe extérieure est close à sont tour et adressée, recommandée avec accusé de réception, au président du conseil. Elle peut être également déposée au secrétariat du conseil qui en délivre récépissé.

Les plis doivent parvenir au conseil au plus tard la veille du scrutin à 18 heures.

Les plis sont déposés, sans avoir été ouverts, dans une urne.

 Article 49

Lieu de dépouillement

Le dépouillement du vote est effectué au lieu et à l’heure fixés dans la lettre prévue à l’article 47 ci-dessus, il est public.

 Article 50

Le bureau de vote

Le bureau chargé du dépouillement du vote est composé :

  • Du président du conseil de l’ordre ou de son intérimaire,
  • De deux scrutateurs non-candidats choisis, par voie de tirage au sort, parmi les personnes présentes et volontaires à cet effet.

 Article 51

Dépouillement du vote

Le président du bureau de vote ouvre l’urne contenant les enveloppes transmises au secrétaire par les électeurs. Il annonce le nom du votant indiqué sur chaque enveloppe. Un des scrutateurs s’assure que celui-ci figure bien sur la liste électorale. Il ouvre l’enveloppe intérieure, la glisse dans une seconde urne en passant la première enveloppe extérieure aux scrutateurs qui émargent alors la liste électorale en face du nom du votant.

Les enveloppes extérieures décachetées sont classées et annexées au procès-verbal.

Les enveloppes intérieures comportant un signe de reconnaissance sont déclarées comme nulles et annexées au procès-verbal.

Sont déclarés élus, les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix. A égalité de voix il sera procédé à un tirage au sort.

Le respect des conditions de majorité, prévues à l’article 1er du décret n° 89-541 du 25 mai 1989, est effectué conformément aux dispositions de l’article 18 ci-dessus.

 Article 52

Bulletins nuls

Les bulletins blancs ou illisibles, ceux qui comportent plus au moins de noms qu’il n’y a de sièges à pourvoir, ceux qui portent un signe de reconnaissance ou une mention en comporte dans le résultat du dépouillement, ils sont annexés au procès-verbal.

 Article 53

Proclamation des résultats du vote

Les résultats, après contrôle des opérations de vote, sont immédiatement proclamés et affichés au siège de l’ordre.

 Article 54

Procès-verbal

Le bureau établit, séance tenante, un procès-verbal de la séance conformément aux dispositions de l’article 19 ci-avant.

 Article 55

Notification des résultats de vote

Le président du conseil adresse dans les quatre jours, par lettre recommandée, notification de leur élection  aux candidats élus.

Il  y joint une convocation pour la première réunion du conseil suivant les élections.

Il fait enfin parvenir dans les mêmes délais, au commissaire du gouvernement, une copie du procès-verbal des élections.

 Section 3 : Elections anticipées

Article 56

Motion de censure

Le conseil doit, à la suite d’une demande signée par au moins 1/3 des membres de l’ordre à jour de leur cotisation, inscrire à l’ordre du jour de la prochaine assemblée le point d’une motion de censure des membres du conseil.

 Article 57

Discussion et vote de la motion de censure

La motion de censure est discutée et votée à la majorité des voix exprimées.

Si cette motion de censure n’a pas eu la majorité, la question est classée.

Dans le cas contraire, il est procédé à une élection anticipée de tous les membres du conseil pour la période restant à courir jusqu’à l’expiration du mandat du conseil.

L’élection anticipée a lieu séance tenante.

Article 58

Démission collective

En cas de démission de tous les membres du conseil, ce dernier en prend acte dans une résolution et provoque une assemblée pour l’élection anticipée des membres du conseil pour une nouvelle période de trois ans dans les mêmes conditions que celles prévues pour l’élection du conseil.

La première année du mandat commence à courir à partir du jour de l’élection du nouveau conseil jusqu’à la fin de l’année civile.

La démission de chaque membre du conseil ne peut être que personnelle.

 Section 4 : les opérations financières

Article 59 

Les services du conseil s’exécutent par exercice.

Les droits et les services faits du 1er janvier au 31 décembre sont seuls considérés comme appartenant à l’exercice de ce budget.

Le conseil de l’ordre tient sa comptabilité suivant la méthode dite à « partie double » et dresse les états financiers au 31 décembre de chaque année qu’il confronte aux prévisions correspondantes.

Les états financiers ainsi établis sont soumis aux censeurs.

 Article 60

Le budget est établi par le conseil qui en délibère et le soumet aux censeurs et à l’assemblée. Il est scindé en deux parties :

-          Budget d’investissement,

-          Budget de fonctionnement.

Si les dépenses supplémentaires ou des recettes nouvelles sont reconnues nécessaires en cours d’exercice, il est établi, en tant que de besoin, un budget complémentaire qui est présenté, délibé



Article 70

L’inscription au tableau

La demande d’inscription au tableau adressée au conseil de l’ordre doit être accompagnée de toutes les pièces justifiant que l’intéressé remplit les conditions fixées par les textes réglementant la profession.

Ces pièces sont :

1)      Pour les personnes physiques :

-          Certificat de nationalité

-          Extrait du casier judiciaire

-          Photocopie de la C.I.N

-          Diplôme d’expertise comptable ou attestation d’équivalence audit diplôme délivré par la commission d’équivalence compétente relevant du ministère de l’éducation et des sciences

-          Déclaration sur l’honneur portant sur toutes les incompatibilités et interdictions prévues par loi et comportant l’engagement de la personne qui demande son inscription à exercer sa profession avec conscience et probité et à respecter la législation et la réglementation en vigueur dans tous ses travaux.

2)      Pour les personnes morales :

a)      pour l’obtention de l’agrément provisoire (constitution nouvelle) :

  • Pour les sociétés anonymes :

-          Projet de statut signé par les fondateurs

-          Liste des actionnaires avec répartition du capital social signée par l’ensemble des futurs actionnaires

-          Déclaration sur l’honneur établie par le membre assurant la direction.

  • pour les autres formes de sociétés :

-          Projet de contrat de société (statut)

-          Liste des associés avec répartition du capital social et signature des futurs associés

-          Nom du ou des gérants

-          Déclaration sur l’honneur établie par le ou les membres assurant la direction ou la gérance.

b)     pour l’obtention de l’inscription définitive :

Originaux ou copies certifiées conformes des documents suivants :

-          Déclaration de souscription et de versements enregistrés des statuts,

-          Liste des souscripteurs et état des versements enregistrés, du P.V de ou des A.G.C enregistrés,

-          P.V du 1er conseil d’administration enregistré,

-          N° du Journal Officiel comportant insertion de la création de la société,

-          Récépissé d’immatriculation au R.C

  • Pour les autres formes de société :

Originaux ou copies certifiées conforme des documents suivants :

-          Statut et tout autre acte régissant les liens entre les associés dûment enregistrés,

-          Et le cas échéant du P.V de nomination de la gérance,

-          Récépissé d’immatriculation au R.C

-          N° du Journal Officiel comportant insertion de la création de la société,

-          Déclaration sur l’honneur.

Toute modification des actes ci-dessus énumérés doit être portée à la connaissance du conseil de l’ordre sans délai, appuyée des documents justificatifs.

  • Pour toute société déjà constituée :

-          Les pièces ci-dessus énumérées pour le type de la société dont elle relève,

-          Copie des statuts mis à jour (de toute modification intervenue depuis la constitution) dûment enregistrés,

-          Liste des actionnaires ou des associés à jour précisant les montants des participations et comportant l’émargement de tous les actionnaires.

3)      Pour les stagiaires :

-          Copie certifiée conforme du diplôme ouvrant droit au stage,

-          Attestation de prise en charge du stagiaire par un maître de stage,

-          La déclaration sur l’honneur.

 Article 71

L’inscription des personnes physiques et morales étrangères au tableau de l’ordre est effectuée conformément à l’article 15 de la loi n° 88-108 du 18 août 1988. Les demandes d’inscription doivent comporter les mêmes pièces que celles exigées des professionnels tunisiens auxquelles s’ajoute la carte de séjour valable.

Le conseil vérifie annuellement la validité de la carte de séjour.

 Article 72

Toute inscription au tableau de l’ordre, des personnes autorisées à exercer la profession d’expert comptable, est subordonnée au payement :

-          Du droit fixe d’entrée

-          Et d’une cotisation annuelle unique.

Tout fait ou évènement susceptible de modifier le droit ou les conditions d’exercice de la profession doit être porté à la connaissance du conseil de l’ordre dans un délai d’un mois à compter de la réalisation du fait ou de la survenance de l’événement.

 Article 73

 Le conseil arrête, sur la base des demandes dont il est saisi, la liste des professionnels, personnes physiques et morales remplissant les conditions d’exercice de la profession.

 Article 74

Les personnes inscrites au tableau de l’ordre sont classées par ordre alphabétique au tableau conformément aux dispositions de l’article 11 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989.

  • Les personnes physiques membres de l’ordre sont inscrites avec indication de leurs adresses professionnelles et de l’année de leur première inscription au tableau à titre de membre.
  • Les personnes morales tunisiennes sont inscrites sous leurs raisons ou dénominations sociales avec indication de leurs sièges sociaux et de l’année de leur première inscription au tableau.
  • Les personnes physiques et morales étrangères résidentes en Tunisie et autorisées à exercer sont inscrites :

-          Pour les personnes physiques, avec mention de leurs adresses professionnelles et indication de la date de leur première inscription

-          Pour les personnes morales, avec indication de leurs raisons ou dénominations sociales et mention de l’adresse du bureau ouvert en permanence en Tunisie et de l’année de leur première inscription.

  • Les experts comptables honoraires sont inscrits sur une liste dans une colonne spéciale dans le tableau.
  • Les experts comptables stagiaires sont inscrits sur une liste dans une colonne distincte du tableau.

 Article 75

Le tableau de l’ordre tel que défini à l’article 11 du décret n°89-541 du 25 mai 1989 est tenu à jour. Il est tenu à la disposition du public par voie d’affichage au siège du conseil de l’ordre. Il est publié chaque année au Journal Officiel de la République Tunisienne à la diligence du ministre des finances.

 Article 76

La radiation

La radiation peut intervenir :

1)      Soit par le décès, soit à la demande expresse du membre de l’ordre.

2)      Soit par décision de la chambre de discipline dans les cas prévus par la loi.

 Article 77

Toute personne physique ou morale inscrite au tableau ou autorisée à exercer qui, sans motif valable, n’acquitte pas sa cotisation professionnelle dans le mois qui suit la seconde mise en demeure faite par lettre recommandée avec accusé de réception à six mois, d’intervalle de la première, est traduite devant la chambre de discipline.

 Article 78

La suspension

La suspension volontaire peut être soit autorisée par le conseil à la demande de toute personne inscrite au tableau de l’ordre ayant manifesté le désir de cesser provisoirement de faire partie de l’ordre soit par mesure disciplinaire.

 La suspension volontaire ne peut résulter que d’une demande marquant la volonté de l’intéressé de cesser provisoirement de faire partie de l’ordre, adressée au conseil par lettre recommandée avec accusé de réception. La demande doit indiquer la date à partir de laquelle il entend cesser son activité.

 Article 79

Procédure de suspension

La demande de cessation provisoire est enregistrée par le prochain conseil. Cette demande est accompagnée d’un engagement écrit de démissionner de toutes les missions relevant de l’exclusivité du domaine de l’expert comptable.

En cas d’acceptation de la suspension, par le conseil, l’intéressé doit, dans le mois qui suit la signification justifier la cessation intégrale de toute activité d’expert comptable.

La réponse du conseil doit parvenir, à l’intéressé dans un délai ne dépassant pas 45 jours à compter de la date de réception de ladite demande.

 Article 80 :

La cessation provisoire de faire partie de l’ordre, même si elle est autorisée par le conseil ne peut avoir pour effet de soustraire l’intéressé à la procédure et aux mesures disciplinaires en ce qui concerne les agissements antérieurs dont il s’est rendu coupable.

 Article 81 :

Tout membre de l’ordre suspendu est privé durant la période de suspension de l’exercice de la profession du droit d’éligibilité et d’électeur.

 CHAPITRE IV

DE LA CHMBRE DE DICSCIPLINE

Section 1 : Election à la chambre de discipline

  Article 82 :

Dispositions générales

Les membres de l’ordre faisant partie de la chambre de discipline sont élus pour trois ans au scrutin secret en assemblée générale dans les mêmes formes et conditions prévues aux articles 10, 12 à 19 ci-dessus, relatifs à l’élection des membres du conseil de l’ordre.

Articles 83 :

Dépôt de candidature

A  peine de nullité, les déclarations de candidature doivent mentionner, outre les indications prévues à l’article 12 ci-dessus, si le candidat sollicite un mandat de titulaire ou de suppléant.

Les candidats au conseil qui n’auront pas été élus peuvent présenter leur candidature à la chambre de discipline séance tenante.

 Article 84 :

Liste des candidats

La liste des candidats à la chambre de discipline font apparaître distinctement les candidats à un mandat de titulaire et le candidat à un mandat de suppléant.

Les bulletins de vote pour la chambre de discipline sont distribués par le bureau de l’assemblée générale séance tenante.

 Section 2 : Fonctionnement de la chambre de discipline

 Article 85 :

La chambre de discipline tient ses séances au siège de l’ordre.

 Article 86 :

La chambre de discipline ne délibère valablement qu’en présence de tous ses membres ou de leurs suppléants. Ses séances ne sont pas publiques.

 Les décisions sont prises à la majorité des voix. En cas de partage des voix, celle du président est prépondérante.

 Ces décisions mentionnent le nom des membres de la chambre de discipline et du rapporteur ainsi que la présence du commissaire du gouvernement.

Article 87 :

Le membre de l’ordre frappé par la chambre de discipline d’une peine disciplinaire est tenu au paiement des frais résultant de l’action engagée contre lui qui doivent être mentionnés dans la notification qui lui est adressée.

Le conseil de l’ordre assure le recouvrement des frais réels sur justificatif.

 Section 3 : Election partielle à la chambre de discipline

 Article 88 :

Outre les cas de décès ou de démission, cessent de plein droit de faire partie de la chambre de discipline les membres qui ont fait eux-mêmes l’objet d’une sanction disciplinaire. Il est procédé pour la durée restant à courir sur leur mandat, au remplacement des membres manquants dans les mêmes formes et conditions prévues aux articles 46 à 55 ci-dessus relatifs à l’élection partielle des membres du conseil de l’ordre.

 Article  89 :

Le remplacement d’un membre titulaire par un membre suppléant ne confère pas à ce dernier la qualité de membre titulaire.

 Article 90 :

Les décisions de la chambre de discipline sont transcrites au dossier ouvert  au nom de l’intéressé et conservé par le conseil ainsi que sur un registre tenu au secrétariat. Les feuilles de ce registre sont visées annuellement par le président de la chambre.

 Il est en outre établi et tenu à jour par le conseil de l’ordre un répertoire alphabétique des professionnels en exercice qui ont fait l’objet de décisions prises par la chambre.

 Le registre et le répertoire peuvent être consultés par les membres de la chambre et du conseil en fonction ainsi que par le commissaire du gouvernement.

 CHAPITRE V

DE LA COMMSSION DE CONTROLE

Section 1 : Election de la commission de contrôle

 Article 91 :

Dispositions générales 

Les membres représentant  l’ordre des experts comptables, à la commission de contrôle, sont élus pour 3 ans au scrutin secret en assemblée générale dans les mêmes formes et conditions prévues aux articles 10, 12 à 19 ci-dessus, relatifs à l’élection des membres du conseil de l’ordre.

 Article 92 :

Dépôt de candidatures

A peine de nullité, les déclarations de candidature doivent mentionner, outre les indications prévues à l’articles 10 ci-dessus, si le candidat sollicite un mandat de titulaire ou de suppléant.

Les candidats au conseil qui n’auront pas été élus peuvent présenter leur candidature à la commission de contrôle séance tenante.

 Article 93 :

Liste des candidats

La liste des candidats à la commission de contrôle fait apparaître distinctement les candidats à un mandat de titulaire et les candidats à un mandat de suppléant.

Section 2 : fonctionnement de la commission de contrôle

 Article 94 :

Tenue des réunions

La commission de contrôle se réunit :

 -          Au plus tard dans le mois qui suit son élection, pour arrêter un manuel de contrôle qu’elle met à la disposition des personnes soumises à son contrôle. Ce document est éventuellement actualisé et mis à jour au cours du dernier trimestre de chaque année civile.

-          Une fois par an, au cours du dernier trimestre de l’année civile, peut fixer son programme de travail, le budget temps nécessaire à l’accomplissement de la mission de contrôle ainsi que les valeurs estimatives devant servir au remboursement éventuel des frais de déplacement et de séjour des contrôleurs. Les règles d’affectation entre les membres de l’ordre du budget temps de contrôle de qualité sont fixées par l’assemblée générale de l’ordre en fonction de l’importance des missions de certification légale qu’assure chaque membre.

-          Une fois par trimestre, pour le suivi des dossiers et pour statuer sur les affaires soumises à la commission durant la période écoulée.

 En outre, la commission peut tenir autant de réunions que nécessaire pour répondre aux conditions prévues aux articles 18 à 22 de la loi n°88-108 du 18 août 1998 et pour se conformer aux dispositions du chapitre IV du décret n°89-541 du 25 mai 1989.

 Les réunions de la commission sont tenues au siège de l’ordre. Son secrétariat  est tenue par l’administration de l’ordre.

Article 95 :

Convocation

La commission de contrôle est convoquée par son président, par lettre qui en fixe l’ordre du jour, 15 jours au mois avant la tenue de la réunion.

 Article 96 :

Champ d’application

Sont soumis au contrôle, au mois une fois tous les 3 ans toutes les personnes inscrites au tableau de l’ordre qui auront accepté de se voir confier des missions légales de certification des comptes d’une entreprise dont le siège social se trouve en Tunisie et ceci quelque soit le niveau du chiffre d’affaires réalisé par celle-ci.

 Les personnes soumises au contrôle sont informées de l’intervention des contrôleurs au moins 30 jours avant la date fixée par lettre recommandée.

 Article 97 :

Procédure d’intervention

La commission de contrôle établit un planning d’intervention et désigne les contrôleurs chargés d’examiner l’activité de leurs pairs tout en respectant les conditions d’indépendance et de disponibilité. L’intervention est assurée par deux contrôleurs au moins et a lieu au sein du cabinet contrôlé.

Le président de la commission vise à cette occasion le registre de diligences professionnelles.

 Article 98 :

Le vote

Les décisions de la commission sont prises à la majorité des voix. A égalité de voix celle du président de la commission est prépondérante.

 Article 99 :

Organisation du fichier des personnes soumises au contrôle

La commission de contrôle détient 2 fichiers :

a)      Un premier fichier par professionnel inscrit au tableau de l’ordre avec le détail des dossiers acceptés par lui.

Chaque fiche compte :

-          La dénomination des sociétés contrôlées avec indication des mandats,

-          Le nom des sociétés professionnelles dans lesquelles il est éventuellement associé,

-          Les noms et prénoms des collaborateurs constituant la structure du cabinet.

b)     Un deuxième fichier par société contrôlée comprenant outre les indications figurant au premier fichier :

-          La dénomination sociale de la société et l’adresse de son siège,

-          La date d’acceptation de la mission,

-          La durée du mandat,

-          La date de clôture de l’exercice,

-          Les noms et prénoms du co-réviseur éventuel,

-          La liste des administrateurs de la société contrôlée,

-          Les données ayant servi au calcul des honoraires,

-          La composition de l’équipe ayant exécuté la mission et l’affectation des budgets temps et du travail.

La commission de contrôle peut compléter le contenu des fiches précitées par toutes informations qu’elle juge nécessaire à sa mission.

 Article 100 :

Obligation du professionnel soumis au contrôle

Le professionnel  informé de l’intervention des contrôleurs doit prépayer et mettre à leur disposition tous les dossiers et documents établis en application de l’article 20 de la loi n°88-108 du 18 août 1988.

 Article 101 :

Droit du professionnel soumis au contrôle

Le professionnel soumis au contrôle peut répondre aux remarques notifiées par les contrôleurs par écrit et ce dans les 30 jours de la réception de la notification.

 Article 102 :

Obligation  des membres de la commission de contrôle

Tous les membres de la commission de contrôle sont soumis au secret professionnel pour ce qui concerne toutes les informations relatives aux dossiers contrôlés et ce dans les conditions prévues à l’article 253 du code pénal.

La commission notifie au professionnel ses remarques et observations et ce dans le mois qui suit la réunion trimestrielle au cours de laquelle le dossier a été examiné.

 Article 103 :

Procédure d’auto-contrôle de qualité

La commission de contrôle établit avant le 31 mars de chaque année un questionnaire d’auto-contrôle de qualité qu’elle adresse à toutes les personnes exécutant une mission légale de certification. Celles-ci sont tenues de répondre à ce questionnaire avant le15 juillet de chaque année.

 Article 104 :

Le dossier de travail constitué selon les dispositions fixées par le manuel de contrôle, prévu à l’article 94, est remis à la commission de contrôle avec le rapport correspondant. Ce dossier est soumis à l’examen éventuel de la commission de contrôle.

Article 105 :

Droit des membres de la commission de contrôle

Les contrôleurs commis peuvent se faire communiquer les documents se trouvant dans les dossiers du professionnel; ils peuvent requérir de celui-ci les explications sur les diligences professionnelles.

 Article 106 :

Rapports de la commission

Chaque contrôle est sanctionné par un rapport présenté par les contrôleurs commis dans lequel ils relatent leurs remarques et observations concernant l’inobservation ou la non application des obligations d’indépendance et de diligences professionnelles à la charge des professionnels contrôlés.

Ce rapport est transmis au président de la commission qui l’adresse au professionnel contrôlé afin d’y consigner, dans les 15 jours, ses réponses dans une colonne spéciale prévue à cet effet.

Le rapport ainsi établi est soumis à l’appréciation de la commission au cours de sa réunion trimestrielle.

 Si la commission de contrôle estime, à la lumière du rapport présenté par les contrôleurs et, éventuellement, des explications fournies par le professionnel concerné, que ce dernier n’a pas observé  les diligences professionnelles et d’une manière générale toutes les obligations mises à sa charge par la loi, elle transmet le dossier à la chambre de discipline.

Lorsque la commission de contrôle reçoit des requêtes émanant des professionnels conformément à l’article 18 de la loi n°88-108 du 18 août 1988, elle instruit le dossier et le transmet selon deux cas :

-          Soit au ministre de finances,

-          Soit au procureur de la République.

La commission transmet, dans tous les cas, ses conclusions au conseil de l’ordre.

 Article 107 :

Registre de procès-verbaux des réunions

A l’issue de chaque réunion, il est établi un procès-verbal de la séance inscrit sur un registre coté et paraphé par le président de la commission de contrôle.

Le procès-verbal est signé par tous les membres présents de la commission.

 Section 3 : Elections partielles de la commission de contrôle

 Article 108 :

Outre les cas de décès, de suspension ou de démission, cessent de plein droit de faire partie de la commission de contrôle les membres de l’ordre qui ont fait, eux-mêmes, l’objet d’une sanction disciplinaire. Il est procédé, pour la durée restant à courir de leur mandat, au remplacement des membres manquants dans les mêmes formes et conditions prévues aux articles  46 à 55  ci-dessus relatifs à l’élection partielle des membres du conseil de l’ordre.

 Est réputé démissionnaire tout membre de la commission de contrôle qui s’est absenté, sans motif valable, à deux séances consécutives.

 Les membres titulaires choisissent le jour de la 2ème absence constatée du titulaire, un des suppléants pour remplacer ce dernier.

 Article 109 :

Le remplacement d’un membre titulaire par un membre suppléant ne confère pas à ce dernier la qualité de membre titulaire.

 CHAPITRE VI

DE LA COMMISSION DES CONFLITS ET ARBITRAGES


 Article 110 : Composition

La commission des conflits et arbitrage telle que prévue à l’article 8 alinéa 4 du décret n° 89-541 du 25 mai 1989 est composée de membres de l’ordre nommés par le conseil y compris le président du conseil qui est membre d’office.

Ce nombre est arrêté par le conseil.

 Article 111 :

Fonctionnement

La commission des conflits et arbitrage est réunie chaque fois que le président du conseil est saisi d’un conflit né entre les personnes figurant sur le tableau de l’ordre ou soumises à son contrôle.

 Ces conflits peuvent surgir de l’inobservation de certaines dispositions ou règles du règlement intérieur, du code des devoirs professionnels ou encore des diligences professionnelles arrêtées par l’ordre. La commission des conflits et d’arbitrage peut être saisie au cas où un membre de l’ordre et son client conviennent contractuellement de la désigner pour arbitrer leurs conflits éventuels.

A l’occasion de chaque requête, le président nomme un membre de la commission comme rapporteur pour analyser les différents objets de la demande. Il doit entendre les versions des parties en question et rédiger un rapport relatant les faits et exposant un ou plusieurs projets de règlement du conflit.

La commission se tient ensuite pour arrêter la sentence arbitrale.

Si sa décision n’a pas eu l’accord des parties, l’affaire est apportée éventuellement devant la juridiction compétente.

  CHAPITRE VII

DES AUTRES COMMISSIONS INSTITUEES AUPRES DU CONSEIL

 Article 112 :

But

Il est institué auprès de l’ordre les commissions permanentes suivantes :

-          Commission du tableau

-          Commission des normes

-          Commission de l’enseignement et du stage

-          Commission juridique

-          Commission du développement de la profession.

 Le conseil peut instituer des comités de travail ayant pour but d’instruire les dossiers qui lui sont soumis et qui ne peuvent être instruits par les commissions permanentes.

 Article 113

Composition

Chaque commission est composée des membres de l’ordre qui en expriment le désir.

Sa présidence est dévolue à un membre du conseil. Le président peut inviter en qualité de conseiller ou observateur, à titre consultatif, toute personne pouvant être utile à la commission compte tenu de ses compétences ou de son expérience dans le domaine étudié.

Un même membre peut faire partie de plusieurs commissions.

La liste des membres de chaque commission est arrêtée et éventuellement mise à jour par le conseil de l’ordre pour une période ne pouvant dépasser la durée de son mandat.

 Article 114 :

Fonctionnement

Les membres de la commission choisissent un rapporteur qui a la qualité de membre du conseil. Le rapporteur a pour mission de résumer les débats et de consigner les conclusions dans un procès-verbal qu’il soumet à la prochaine réunion du conseil pour approbation.

L’ordre du jour est arrêté par le président de la commission et le rapporteur.

Le président de la commission peut cumuler la fonction de rapporteur avec celle de président. Il dirige ses séances et veille à leur bon déroulement.

Les règles de déroulement des réunions de la commission sont celles prévues à l’article 35 ci-dessus concernant le conseil de l’ordre.

Le procès-verbal de la commission précise le cas échéant les différents avis des membres de la commission.

 CHPITRE VIII

DU REGLEMENT DU STAGE

Section I : Inscription au stage

 Article 115 :

La demande d’inscription au stage est adressée par écrit au président du conseil de l’ordre.

A cette demande sont joints :

-          Les diplômes et les justifications de titres nécessaires

-          L’acceptation du maître du stage de prendre en charge le candidat stagiaire.

L’inscription au stage est subordonnée :

-          A l’agrément par le conseil du maître de stage

-          Au contrôle de la moralité du candidat et la justification de ses titres ou diplômes.

 Article 116 :

L’inscription au stage, qui est prononcée suivant les dispositions générales des inscriptions au tableau de l’ordre, prend effet du premier jour du mois suivant la date d’inscription.

 Article 117 :

La suspension

Elle est d’une année au maximum. Elle peut être renouvelée sans que le total des périodes de suspension n’excède 2 ans.

La durée du service militaire obligatoire ne compte pas dans la durée de suspension

 Section 2 : conditions d’accomplissement du stage

 Article 118 :

Le stage peut être accompli successivement chez un ou plusieurs maîtres de stage. Après agrément du conseil de l’ordre, le stage est accompli indifféremment :

-          Chez un membre de l’ordre

-          Auprès d’un professionnel étranger autorisé à exercer en Tunisie la profession d’expert comptable.

 Toutefois, le conseil de l’ordre peut autoriser les stagiaires à effectuer une partie de leur stage dans les conditions suivantes :

a)      Dans la limite de deux années :

v  Auprès des corps des contrôles généraux (contrôle général des finances, contrôle général des services publics). N’est prise en considération pour la validation du stage que la période effectuée à titre de titulaire au sein desdits corps.

v  Auprès de la cour des comptes, seule la durée effectuée après l’expiration de la période probatoire peut être prise en considération dans la validation du stage.

v  Auprès  d’un organisme professionnel étranger comparable à un cabinet d’expertise comptable Tunisien.

b)     Dans la limite d’une année :

v  Auprès d’une entreprise publique ou privée soumise au  contrôle d’un membre de l’ordre.

v  Auprès d’un organisme dont la comptabilité est placée sous le contrôle permanent de l’un des corps ou organes cités dans le (a).

Les travaux et le comportement du stagiaire sont alors appréciés par les contrôleurs des stages intéressés.

 Section 3 : contrôle des stages

 Article 119 :

Le contrôle du stage doit être assuré par les experts comptables désignés à cet effet par le contrôleur général des stages.

Le conseil nomme parmi ses membres un contrôleur général des stages ayant pour mission :

-          D’harmoniser et de coordonner les stages.

-          De désigner les contrôleurs de stages.

-          D’examiner les rapports, semestriels de stages.

A la suite de cet examen, le contrôleur général des stages peut, après accord du conseil :

-          Soit délivrer l’attestation de stage celle-ci faisant mention s’il y a lieu de l’achèvement du stage.

-          Soit, en considération d’irrégularité ou d’un défaut d’assiduité dans le travail, refuser cette attestation pour tout ou partie de la durée du stage. La période pour laquelle la validation n’est pas accordée n’entre pas en ligne de compte dans la durée du stage à accomplir. L’attestation visée ci-dessus fait mention des dates de commencement et de fin de stage, et s’il y a lieu, des prorogations et suspensions.

 Section 4 : Dispositions particulières aux stagiaires exerçant pour leurs comptes.

 Article 120 :

L’exercice temporaire de la profession qui permet au stagiaire d’exécuter sous sa responsabilité des travaux de tenue, de centralisation et de surveillance de comptabilité, est réservé aux personnes remplissant les conditions suivantes.

 -          Etre titulaire de la maîtrise de gestion comptable et admis dans le cadre du décret n°81-1139 du 1er septembre 1981.

-          Etre de nationalité tunisienne.

-          Jouir de ses droits civiques.

-          N’avoir subi aucune condamnation criminelle ou correctionnelle de nature à entacher son honorabilité et notamment aucune de celles visées par la législation en vigueur relative à l’interdiction du droit de gérer et d’administrer les sociétés.

-          Présenter les garanties de moralité jugées nécessaires par le conseil de l’ordre.

-          Fournir une déclaration sur l’honneur portant sur les incompatibilités prévues par la loi n°88-108 du 18 août 1988.

 Article 121 :

Les modalités pratiques de déroulement des stages sont fixées par le règlement des stages arrêté par le conseil de l’ordre.



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